Au cours de sa vie, il aura écrit plus de 200 livres, dont seul un tiers a pu être sauvé jusqu’à présent. Parmi eux, le «Livre des animaux» est devenu un texte fondateur. Sous forme d’encyclopédie listant 350 animaux, l’ouvrage présente des théories de l’évolution considérablement similaires à celles de Darwin. Ainsi, selon le scientifique irakien, «les animaux s’engagent dans une lutte pour l’existence et pour les ressources, pour éviter d’être mangés et pour se reproduire».
“Umweltfaktoren beeinflussen Organismen, neue Eigenschaften zu entwickeln, um ihr Überleben zu sichern, wodurch sie in neue Arten (…) Tiere, die überleben, um sich fortzupflanzen, können ihre Eigenschaften an ihre Nachkommen weitergeben.”
Wissenschaftler, die über die Jahrhunderte inspiriert wurden
Ces idées ont inspiré d’autres penseurs musulmans, son travail ayant été lu par Al-Farabi, Al-Arabi, Al-Biruni et Ibn Khaldoun, entre autres, rappelle la BBC.
Elles ont même traversé les siècles, jusqu’en 1930 lorsqu’elles ont été citées dans l’une des conférences du philosophe Muhammad Iqbal (1877 – 1938), dit «Père spirituel» du Pakistan : «C’est Al-Jahiz qui a souligné les changements dans la vie des animaux à cause des migrations et des changements environnementaux.»
Du vivant de Charles Darwin, cette théorie a été tout autant reprise en Europe, notamment par le scientifique William Draper, qui a évoqué en 1878 «la théorie mahométane de l’évolution», tel un hommage à ce qu’un philosophe et chercheur de Mésopotamie, presque centenaire, aura légué aux sciences modernes.
En effet, Al-Jahiz a tellement été un féru des livre, de l’écriture et de la lecture, que sa passion l’aurait tué. Les historiens racontent que du haut de ses 92 ans, il avait encore été très actif. En essayant de prendre un livre de sa bibliothèque, il en a eu un lourd sur la tête, ce qui a provoqué une chute mortelle.